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    Anonim

      Le Jardin des Vertueux

      Riyad Al-Salihin
      Le recueil de hadiths de l’imam Mohieddine Annawawi H631-H676
      DAS = Que Dieu lui (ou leur) accorde sa satisfaction
      BSDL = Bénédiction et salut de Dieu sur lui (ou elle)

      DAS = Que Dieu lui (ou leur) accorde sa satisfaction
      BSDL = Bénédiction et salut de Dieu sur lui (ou elle)

      3 – La patience (ou l’endurance)

      Allâh (DAS) a dit : {Ô vous qui avez cru! Soyez patients et rivalisez de patience (avec vos ennemis)} (3/200)

      Allâh (DAS) a dit : {Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants} (2/155)


      Allâh (DAS) a dit : {Seuls les patients reçoivent leur salaire pleinement et sans compter} (39/10)

      Allâh (DAS) a dit : {Celui qui se montre patient et pardonne, c’est certainement là une marque de caractère.} (42/43)


      Allâh (DAS) a dit : {Ô vous qui avez cru! Prenez aide dans la patience et la prière! Allâh est certainement avec les patients.} (2/153)


      Allâh (DAS) a dit : {Nous vous éprouverons certes afin de distinguer ceux d’entre vous qui luttent [pour la cause d’Allah] et qui endurent, et afin d’éprouver [faire apparaître] vos nouvelles.} (47/31)


      Les versets concernant la prescription de la patience et montrant sa grande valeur sont très nombreux et notoires.

      25. D’après Abou Mâlik Al-Ash’arî (BSDL), le Messager d’Allâh (BSDL) a dit : “La pureté rituelle (ou la propreté) représente la moitié de la foi – La louange est à Allah, remplit la balance (du Jugement dernier) – Gloire et pureté à Allâh ainsi que la louange (soubhanAllahi wal hamdoullillahi), remplit tout l’espace entre les cieux et la terre – La prière est une lumière. L’aumône est une preuve (de foi sincère) – La patience est une clarté – Le Coran est un argument pour ou contre toi : Tous les hommes prennent le matin le chemin (du marché), il en est qui vend son âme (à Allah) et qui l’a ainsi affranchie; et il en est qui la condamne à sa perte éternelle (en la vendant au Diable)”. (Mouslim)


      26. Abou Sa’îd Al-Khoudri (BSDL) rapporte ceci : “Un groupe d’Ansarites demandèrent assistance matérielle au Messager d’Allâh (BSDL) qui la leur donna. Puis ils lui en demandèrent de nouveau et la leur donna. Jusqu’à l’épuisement de tout ce qu’il avait. Une fois qu’il avait dépensé tout ce qu’il possédait, il leur dit : “Tant que je détiendrai quelque bien je n’en serai jamais avare avec vous. Mais celui qui se refuse par fierté d’âme de tendre la main aux autres, Allâh lui sauvegarde sa fierté. Celui qui n’exprime pas son besoin, Allâh le met au-dessus du besoin. Celui qui s’astreint de patienter, Allâh lui en donne la force. Nul n’a reçu de don meilleur et plus abondant que celui de la patience””. (Al-Boukhâri, Mouslim)


      27. Selon Souhayb Ibn Sinan (BSDL), le Messager d’Allâh (BSDL) a dit : “Ce que l’affaire du croyant est étonnante! Son affaire ne comporte (pour lui) que du bien, et cette faveur n’appartient qu’au croyant : s’il est l’objet d’un événement heureux, il remercie Allâh et c’est là pour lui une bonne chose. S’il est victime d’un malheur, il l’endure avec patience et c’est là encore pour lui une bonne chose”. (Mouslim)


      28. Anas (BSDL) a dit : “Quand le Prophète (BSDL) se sentit bien lourd (sous l’effet de la maladie) il commença par être voilé par les vagues successives de l’agonie. (Sa fille) Fâtima (BSDL) dit : “Malheur à moi, comme mon père est souffrant!”
      Il dit : “Ton père ne connaîtra plus de souffrance après ce jour”.
      Une fois mort, elle dit : “Ô père! Il a répondu à l’appel de son Seigneur. Ô père! Les jardins du Paradis ont sa demeure. Ô père! Nous faisons part de sa mort à l’Ange Gabriel”.
      Quand on l’enterra, Fâtima dit : “Comment avez-vous eu le cœur de jeter la terre sur le corps du Messager d’Allâh (BSDL)? (Al-Boukhâri)



      29. Ousama Ibn Zayd (BSDL), le protégé et le bien-aimé du Messager d’Allâh (BSDL), fils de son bien-aimé (BSDL) a dit : “La fille du Prophète (BSDL) envoya quelqu’un dire à son père : “Mon fils est dans l’agonie de la mort, viens donc nous tenir compagnie!”.
      Il lui envoya quelqu’un lui présenter son salut et dire : “Ce qu’Allâh a pris Lui appartient et c’est à Lui qu’appartient Toujours ce qu’Il a donné. Tout chez Lui est lié à un terme assigné à l’avance. Prends donc patience et espère-s’en la récompense d’Allah!”.
      Elle lui envoya de nouveau, l’adjurant avec insistance de venir auprès d’elle. Il se leva alors en compagnie de Sa’d Ibn ‘Oubada, de Mou’adh Ibn Jabal, de Oubay Ibn Ka’b, de Zayd Ibn Thabit et d’autres (BSDL). On leva le petit agonisant vers le Messager d’Allâh (BSDL) qui le mit sur ces genoux alors que son âme commençait à bouger et à se troubler. Les yeux du Messager débordèrent de larmes.
      Sa’d lui dit : “Qu’est-ce donc que cela, Ô Messager d’Allah?”
      Il dit : “Cela est une miséricorde qu’Allâh le Très Haut a placé dans le cœur de Ses esclaves”.

      Dans une autre version : “Dans le cœur de qui il a voulu de Ses esclaves. Et Allâh n’est MiséricorAllahx qu’avec ceux de Ses esclaves qui le sont eux-mêmes”. (Al-Boukhâri, Mouslim)


      30. D’après Souhayb (BSDL), le Messager d’Allâh (BSDL) a dit : “Jadis vivait un roi qui avait un sorcier. Quand le sorcier se sentit vieillir, il dit au roi : “Me voilà maintenant âgé. Envoie-moi donc un jeune homme pour que je lui enseigne la magie”.
      Il lui envoya un jeune homme. Sur son chemin vers le sorcier, le jeune homme rencontra un moine. Il s’assit auprès de lui et écouta ses paroles qui lui plurent. Il faisait ainsi chaque fois qu’il se rendait chez le sorcier. Quand il arrivait auprès du sorcier, ce dernier le frappait pour son retard. Il s’en plaignit au moine qui lui dit : “Quand tu as peur de la colère du sorcier, dis lui : “J’ai été retenu par ma famille” et quand tu crains la colère de la famille, dis lui : “J’ai été retenu par le sorcier”.
      Entre-temps, voilà qu’une bête énorme interdit le passage aux gens. Le jeune homme dit : “Aujourd’hui je vais savoir qui du sorcier ou du moine à la plus grande valeur”.
      Il prit une pierre et dit : “Seigneur Allah! Si l’œuvre du moine T’est préférable à celle du sorcier, tue cette bête afin de permettre aux gens de passer”.
      Il la frappa alors avec la pierre et la tua sur le coup. Les gens eurent ainsi la voie libre. Il vint en informer le moine qui lui dit : “Mon petit, tu es devenu maintenant plus fort que moi puisque tu es arrivé à ce miracle. C’est pourquoi tu vas certainement être mis à l’épreuve. S’il en est ainsi, ne dis à personne où je suis”.
      Ainsi donc le jeune homme en arriva à guérir l’aveugle de naissance et le lépreux. Il guérissait les gens de la plupart de leurs maladies. L’un des courtisans du roi qui était aveugle en entendit parler et se rendit auprès de lui avec de nombreux cadeaux. Il lui dit : Tout ce que tu vois là est à toi si tu arrives à me guérir”.
      Le jeune homme lui dit : “Je ne guéris personne moi-même mais c’est uniquement Allâh (DAS) qui guérit. Si tu crois en Allâh (DAS), je Le prierai et Il te guérira”. Le courtisan crut en Allâh et Allâh le guérit. Il se rendit chez le roi et s’assit près de lui comme il en avait coutume.
      Le roi lui demanda : “Qui donc t’a rendu la vue?”.
      Il dit : “Mon Seigneur et Maître”.
      Il lui dit : “Est-ce que tu as un Seigneur autre que moi?”.
      Il dit : “Mon Seigneur et le tien est Allah”.
      Le roi le jeta en prison et ne cessa pas de le torturer jusqu’à ce qu’il dénonçât le jeune homme. On fit alors venir le jeune homme et le roi lui dit : “Mon petit, te voilà arrivé à guérir avec ta magie l’aveugle-né et le lépreux et à faire telle et telle chose”.
      Le jeune homme lui dit : “Je ne guérit personne mais c’est Allâh (DAS) seul qui guérit”.
      Il le jeta donc en prison et ne cessa de le torturer jusqu’à ce qu’il dénonçât le moine. On fit venir le moine et on lui dit : “Renie ta foi!” et il refusa de le faire. On ordonna d’apporter une scie qu’on lui plaça sur la raie de ses cheveux. On lui coupa ensuite la tête qui tomba en deux morceaux.
      On fit alors venir le courtisan et on lui dit : “Renie ta foi!” mais il refusa. On lui plaça la scie sur la raie de ses cheveux et on lui coupa la tête qui tomba en deux morceaux.
      On fit enfin venir le jeune homme et on lui dit : “Renie ta foi!” Mais il refusa. Le roi le jeta à quelques-uns de sa suite et leur dit : “Amenez-le à telle montagne et escaladez-la avec lui. Une fois parvenue à son sommet, demandez-lui de renier sa foi, sinon jetez-le du haut de la montagne. Ils le prirent donc avec eux et escaladèrent la montagne. Il dit : “Seigneur Allah! Sauve-moi d’eux par ce que Tu veux!”.
      La montagne se mit alors à branler. Ils tombèrent dans le vide et il vint dire au roi : “Allâh m’a sauvé d’eux”.
      Le roi le jeta à des gens de sa suite et leur dit : “Allez avec lui et mettez-le dans une grande barque. Une fois arrivés au large, demandez-lui de renier sa foi, sinon jetez-le à la mer”.
      Ils partirent avec lui et, une fois en pleine mer, il dit : “Seigneur Allah! Sauve-moi d’eux avec ce que Tu veux!”.
      La barque se retourna et ils se noyèrent. Il vint en marchant (sur l’eau) jusqu’au roi qui lui dit : “qu’ont fait tes compagnons?”.
      Il lui dit : “Allâh m’a sauvé d’eux”.
      Il dit alors au roi : “Jamais tu ne pourras me tuer si tu ne fais pas ce que je vais t’ordonner de faire.
      “M’ordonner quoi?” demanda le roi.
      “Tu rassembles ton peuple sur un même plateau puis tu me crucifie sur le tronc d’un palmier. Tu prends alors une flèche de mon carquois, tu places la flèche au milieu de la corde de l’arc et tu dis : “Au nom d’Allah, Seigneur et Maître de ce jeune homme”, tu me tires alors la flèche et si, tu fais tout cela, tu me tueras sûrement”.
      Il rassembla donc les gens sur un même plateau, crucifia le jeune homme sur le tronc d’un palmier, prit une flèche de son carquois et la plaça au milieu de la corde de l’arc. Puis il dit : “Au nom d’Allah, Seigneur et Maître du jeune homme!”.
      Il tira alors la flèche qui alla se planter dans sa tempe. Le jeune homme porta la main à sa tempe et mourut sur le coup. Les gens dirent alors : “Nous croyons au Seigneur et Maître du jeune homme”.
      On vint dire au roi : “Que dis-tu de ce que tu craignais? Par Allah, te voilà donc atteint de l’objet de la crainte et voilà que ton peuple à cru en Allah”.
      Il ordonna de creuser des fossés à l’entrée de chaque route. On les creusa et on y alluma le feu.
      Le roi dit : “Jetez-y tous ceux qui ne veulent pas renier leur foi”.
      C’est ce qu’ils firent jusqu’à ce que vint une femme avec son petit. Elle eut peur et refusa de se jeter dans le feu. Son enfant lui dit : “Mère! Patiente car tu es sur la juste voie””. (Mouslim)

      31. Anas (BSDL) a dit : “Le Prophète (BSDL) passa devant une femme qui pleurait auprès d’une tombe. Il lui dit : “Crains Allâh et sois patiente!”
      Elle dit : “Laissez moi en paix! Tu n’as pas été touché par le malheur qui m’accable et tu n’as jamais rien connu de tel”.
      Quelqu’un lui dit : “C’est le Prophète (BSDL)”
      Elle se présenta à la porte du Prophète (BSDL) sans y trouver de portier (pour l’en empêcher).
      Elle dit au Prophète (BSDL) : “Je ne t’avais pas reconnu”.
      Il dit : “La patience n’est digne de ce nom qui si elle se manifeste au premier choc”. (Al-Boukhâri, Mouslim)

      Dans une autre version de Mouslim : “cette femme pleurait l’un de ses enfants”.


      32. Abou Hourayra (BSDL) rapporte que le messager d’Allâh (BSDL) a dit : “Allâh (DAS) dit : “Quand Je reprends à Mon esclave croyant l’âme de l’être qu’il aime le plus au monde et qu’il se montre patient dans l’espoir de Ma récompense, Je n’en ai d’autre récompense pour lui que le Paradis”” (Al-Boukhâri)
      33. Aicha (BSDL) a dit avoir interrogé le Messager d’Allâh (BSDL) sur la peste. Il l’informa que c’était un fléau qu’Allâh le Très-Haut envoie sur qui Il veut. Il en a cependant une miséricorde pour les croyants car il n’est pas un être se trouvant en pleine épidémie peste restant malgré cela dans son pays (pour ne pas propager la maladie), s’armant de patience dans l’espoir de Sa récompense et convaincu que seul peut l’atteindre ce qu’Allâh lui a prédestiné, qui n’ai un salaire égal à celui du martyr. (Al-Boukhâri)
      34. Anas (BSDL) rapporte ceci : “J’ai entendu le messager d’Allâh (BSDL) dire : “Allâh Tout Puissant a dit : “Quand J’éprouve Mon esclave dans les deux choses qu’il aime le plus (ses yeux) et qu’il se montre patient, Je lui donne le Paradis en dédommagement de leur perte””. (Al-Boukhâri)
      35. ‘Ata Ibn abi Rabah a dit : “Ibn ‘Abbâs (BSDL) m’a dit : “Veux-tu que je te montre une femme de ceux qu’Allâh destine au Paradis?”
      Je dis : “Oui”.
      Il dit : “Cette femme noire est venue dire au Prophète (BSDL) : “J’ai des crises d’épilepsie au cours desquelles il m’arrive de me découvrir malgré moi. Prie donc pour moi Allâh (DAS)”!
      Il lui dit : “Si tu veux bien patienter, tu as le Paradis et, si tu veux que je pri’Allâh (DAS) pour ta guérison, je le fais et Il te guérira”.
      Elle dit : “Je préfère plutôt patienter”.
      Puis elle ajouta : “Il m’arrive dans ces crises de me découvrir, prie Allâh pour que cela ne m’arrive plus”.
      Et il pria pour elle”. (Al-Boukhâri, Mouslim)

      36. ‘Abdoullâh Ibn Mas’oûd (BSDL) a dit : “C’est comme si je voyais encore le messager d’Allâh (BSDL) racontant l’histoire de l’un des Prophètes (BSDL) que son peuple avait frappé au point de faire couler son sang. Il essuyait le sang de son visage et disait : “Seigneur Allah! Absous mon peuple car il est ignorant””. (Al-Boukhâri, Mouslim)


      37. Selon Abou Sa’îd et Abou Hourayra (BSDL), le Prophète (BSDL) a dit : “Il n’est pas une fatigue ou une maladie, ou un souci, ou une peine, ou un mal, ou une angoisse qui touche le musulman, jusqu’à l’épine qui le pique, sans que Allâh ne lui efface à cause de cela une partie de ses péchés”. (Al-Boukhâri, Mouslim)


      38. Ibn Mas’oûd (BSDL) a dit : “Je m’introduis chez le Prophète (BSDL) alors qu’il agonisait. Je dis : “Ô Messager d’Allah! Te voilà donc dans de dures souffrances!”.
      Il dit : “Oui vraiment. Je souffre autant que deux personnes”.
      Je dis “C’est que tu as ainsi deux salaires?”
      Il dit : “Oui, c’est ainsi. Il n’est pas un musulman qui souffre d’un mal, d’une piqûre d’épine, ou de quelque chose de plus important, sans qu’Allâh ne lui efface à cause de cela ses mauvaises actions et sans que ses péchés ne tombent comme tombent les feuilles mortes de l’arbre”. (Al-Boukhâri, Mouslim)



      39. Abou Hourayra (BSDL) a dit, le Messager d’Allah(BSDL) a dit : “Celui a qui Allâh veut du bien se voit touché dans ce qu’il a de plus cher”. (Al-Boukhâri)


      40. Selon Anas (BSDL), le Messager d’Allâh (BSDL) a dit : “Aucun d’entre vous ne doit souhaiter la mort pour un mal dont il souffre. S’il doit absolument le faire qu’il dise : “Seigneur Allah! Garde-moi en vie tant que la vie m’est préférable et fais-moi mourir si la mort m’est préférable””. (Al-Boukhâri, Mouslim)


      41. Khabbab Ibn Al-Aratt (BSDL) a dit : “Nous nous plaignîmes un jour auprès du Messager d’Allâh (BSDL) alors qu’il était allongé à l’ombre de la Ka’ba, la tête appuyée sur son manteau. Nous dîmes : “Que n’appelles-tu pour nous le secours d’Allah? Que ne pries-tu pour nous?”.
      Il dit : “Parmi ceux qui vivaient avant vous, on prenait l’un d’eux, on lui creusait un trou et on l’y mettait. On apportait ensuite une scie qu’on lui plaçait sur la tête qu’on sciait ainsi en deux morceaux. Ou bien on passait sur sa tête un peigne de fer jusqu’à lui arracher ce qu’il y avait au dessous de sa chair et de ses os. Ce n’arrivait pourtant pas à lui renier sa foi. Par Allah, Allâh accomplira cette chose (l’Islam) jusqu’à ce que le voyageur aille sur sa monture de San’a à Hadramawt ne craignant qu’Allâh ou le loup pour ses troupeaux”.

      Dans une autre version : “Alors qu’il appuyait sa tête sur son manteau et nous avions souffert de durs tourments de la part des idolâtres”.


      42. Ibn Mas’oûd (BSDL) a dit : “Quand ce fut le fameux jour de Hounayn le Messager d’Allâh (BSDL) fit des préférences à certains dans le passage du butin. Ainsi donna-t-il à Al-Aqra Ibn Habis cent chameaux. Il donna la même chose à ‘Ouyayna Ibn Hisn. Il donna aussi à des gens parmi la noblesse arabe en les favorisant dans le partage. Quelqu’un dit alors : “Par Allah, voila bien une répartition qui manque de justice et ou l’on a pas rechercher la satisfaction d’Allah”.
      Je me rendis effectivement auprès de lui et lui contai la chose. Son visage devint rouge intense et il dit : “Qui donc est juste si Allâh et Son Messager ne le sont pas?”
      Puis il ajouta : “Qu’Allâh ait Moïse dans Sa miséricorde! On lui a fait en effet des torts bien plus grands et il endura pourtant avec patience.”
      Je dis : “Je ne lui adresserai certainement plus jamais la parole après ce qu’il a dit.” (Al-Boukhâri, Mouslim)



      43. Anas (BSDL) a dit : “Le messager d’Allâh (BSDL) a dit : “Quand Allâh veut du bien de Son esclave, Il lui accélère son châtiment dans ce monde. Quand Il veut du mal de Son esclave, Il s’abstient de le châtier pour sa faute jusqu’à ce qu’il en reçoive sa punition entière le jour de la résurrection”.
      Le Prophète (BSDL) a dit aussi : “La grandeur de la récompense va de pair avec la grandeur de l’épreuve. Allâh (DAS), quand Il aime les gens, les éprouve. Celui qui accepte l’épreuve avec abnégation aura la satisfaction d’Allah; et celui qui lui oppose son mécontentement, Allâh sera mécontent de lui”. (At-Tirmidhi)



      44. D’après Anas (BSDL), l’un des fils de Abou Talha en était aux souffrances ultimes. Abou Talha sortit alors et l’enfant rendit l’âme. Quand Abou Talha rentra à la maison, il dit : “Quand est-il advenu de mon fils?”
      Oum Soulaym (sa femme) lui dit : “Il est maintenant plus calme que jamais”.
      Elle lui présenta son dîner qu’il mangea, puis eut avec elle des rapports. Quand il en eut terminé, elle lui dit : “Allez enterrer l’enfant”.
      Le lendemain matin Abou Talha se rendit chez le Prophète (BSDL) et l’en informa.
      Il lui demanda : “Avez-vous eu des rapports?”
      Il dit : “Oui”.
      Il dit : “Seigneur Allah! bénis-leur leurs rapports!”.
      Elle mit au monde un garçon. Abou Talha me dit alors : “Va le porter au Prophète et il envoya avec lui quelques dattes. Le Messager d’Allâh (BSDL) demanda : “As-tu rapporté des choses avec lui?”
      Je dis : “Oui, des dattes”.
      Le Prophète (BSDL) prit et les mâcha. Il les plaça ensuite dans sa main et les lui colla à son palais. Il lui donna le nom de Abdoullah”. (Al-Boukhâri, Mouslim)



      45. D’après Abou Hourayra, le Messager d’Allâh (DAS) a dit :”Le fort n’est pas celui qui terrasse ses adversaires, mais seul est fort celui qui se maîtrise dans sa colère”. (Al-Boukhâri, Mouslim)


      46. Souleyman Ibn Sord a dit : “J’étais assis aux côtés du Prophète cependant que deux hommes échangeaient des injures. Le visage de l’un d’eux devint rouge et les veines de son cou se gonflèrent.
      Le Messager d’Allâh (DAS) dit : ” Je connais certainement un mot qui, s’il le disait, ferait partir ce qu’il ressent. S’il disait : “Je me mets sous la protection d’Allâh contre le Diable voué à la lapidation” cela ferait partir sa colère”.
      On dit alors à cet homme : “Mets-toi sous la protection d’Allâh contre le Diable voué à la lapidation”. (Al-Boukhâri, Mouslim)




      47. Selon Mou’adh Ibn Anas, le Prophète a dit : “Celui qui refoule sa colère alors qu’il est capable de l’assouvir, Allâh Tout-Puissant l’appelle le jour de la résurrection d’au-dessus de toutes les créatures et le laisse choisir ce qu’il veut parmi les Houris aux beaux yeux noirs”. (Abou Dâwoûd et At-Tirmidhi)


      48. Abou Hourayra rapporte qu’un homme dit au Prophète : “Donne-moi un bon conseil!”
      Il lui dit : “Ne te fâche jamais!”.
      L’autre répéta plsuieurs fois la même demande et, à chaque fois, il lui disait : “Ne te fâche jamais!”. (Al-Boukhari)



      49. Selon Abou Hourayra (BSDL), le Messager d’Allâh (BSDL) a dit : “Le croyant et la croyante ne cessent d’être éprouvés dans leur corps, leurs enfants et leurs biens jusqu’à ce qu’ils rencontrent Allâh Le Très-Haut sans avoir à répondre d’aucun péché”. (At-Tirmidhi)


      50. Ibn ‘Abbâs (BSDL) raconte : “‘Ouyayna Ibn Hisn vint une fois à Médine chez son neveu Al-Hourr Ibn Qays qui était parmi les rares personnes que ‘Omar rapprochait de lui. Les lecteurs du Coran formaient en effet l’entourage de ‘Omar et étaient ses conseillers, qu’ils fussent en âge mûr ou des adolescents. ‘Ouyayna dit à son neveu : “Mon neveu! Tu es introduit auprès de ‘Omar; demande-lui de m’accorder un audience!”.
      ‘Omar la lui accorda; une fois entré chez ‘Omar, il lui dit : “Gare à toi, ô Ibn Al-Khattab! Par Allâh tu ne nous donnes pas en abondance et tu ne juges pas équitablement entre nous”.
      ‘Omar se fâcha tellement qu’il était sur le point de le frapper de sa colère.
      Al-Hourr lui dit alors : “Ô Prince des croyants! Allâh Le Très-Haut à dit à Son Prophète : {Accepte ce qu’on t’offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants.} (7/199) et cet homme fait partie des insensés”.
      Par Allah! ‘Omar, au simple rappel de ce verset, ne le transgressa pas d’un pouce. Il respectait en effet srccupuleusement les prescriptions du Livre d’Allâh exalté”. (Al-Boukhâri)

      51. Selon Ibn Mas’oud, le Messager d’Allâh (DAS) a dit : “Il va y avoir après moi du favoritisme et d’autres choses que vous n’aimerez pas”.
      On dit : “Ô Messager d’Allah! Que nous ordonnes-tu de faire?”.
      Il lui dit : “Vous, remplissez vos obligations vis-à-vis des hommes et demandez à Allâh ce qui vous est dû”. (Al-Boukhâri, Mouslim)

      52. D’après Abou Yahya Ouseyd, un Ansarite (musulman de Médine) dit : “Ô Messager d’Allah! Peux-tu m’accorder une charge comme tu en as donné à untel?”.
      Il lui dit : “Vous trouverez après moi quelque favoritisme. Acceptez-le avec patience jusqu’à ce que vous me rencontriez sur le bord de mon bassin”. (Al-Boukhâri, Mouslim)

      53. D’après Ibn Abi Awfa (DAS) , le Messager d’Allah (DAS) , dans l’un de ses jours où il rencontrera l’ennemi, attendit que le soleil penchât vers l’horizon et dit : “Ô gens! Ne souhaitez pas la rencontre de l’ennemi et demandez à Allâh le salut. Mais, une fois en face de lui, montrez-vous patients et sachez que la Paradis est à l’ombre des sabres”.
      Le Prophète ajouta : “Seigneur Allah! toi qui as fait descendre le Livre, qui divises le nuage et vaincs les coalitions, vaincs-les et donnes-nous sur eux la victoire!”. (Al-Boukhâri, Mouslim)

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